# Que faire au Vietnam en 2 semaines ?
Le Vietnam s’étire sur plus de 1 650 kilomètres du nord au sud, offrant une diversité de paysages, de cultures et d’expériences qui fascinent les voyageurs du monde entier. En deux semaines, vous aurez l’opportunité de découvrir les essentiels de ce pays d’Asie du Sud-Est, de ses métropoles animées à ses villages paisibles, de ses montagnes brumeuses à ses plages paradisiaques. Cette durée représente un équilibre idéal pour explorer les sites incontournables tout en s’immergeant dans la culture locale, savourer la gastronomie vietnamienne et comprendre l’histoire complexe de cette nation résiliente. Avec une planification judicieuse et des choix stratégiques, 14 jours suffisent amplement pour vivre une expérience mémorable et authentique au pays du dragon.
Itinéraire optimisé Nord-Sud : de hanoï à hô chi Minh-Ville en 14 jours
La configuration géographique du Vietnam favorise naturellement un circuit linéaire du nord vers le sud, permettant de minimiser les retours en arrière et d’optimiser votre temps. Cette approche logistique vous permet de découvrir progressivement les transformations climatiques, culturelles et gastronomiques qui caractérisent les différentes régions du pays. En planifiant soigneusement vos étapes, vous éviterez la fatigue liée aux trajets répétitifs et maximiserez votre immersion dans chaque destination.
Un itinéraire classique débute généralement à Hanoï, la capitale millénaire, avant de progresser vers le sud en intégrant les sites majeurs comme la baie d’Halong, Hué, Hoi An, et finalement Hô Chi Minh-Ville et le delta du Mékong. Cette configuration permet également d’adapter facilement votre programme selon vos centres d’intérêt : nature, histoire, plage ou gastronomie. L’avantage considérable de ce tracé réside dans sa flexibilité, vous pouvez ajuster les durées de séjour en fonction de vos coups de cœur sans bouleverser l’ensemble de votre planning.
Circuit classique via hué et hoi an sur la route mandarine
La route mandarine, qui reliait historiquement les principales villes du Vietnam sous la dynastie des Nguyễn, demeure aujourd’hui l’axe touristique le plus emprunté. Ce parcours vous conduit de Hanoï vers Hué, l’ancienne capitale impériale, puis vers Hoi An, la ville-musée aux lanternes colorées, avant d’atteindre Hô Chi Minh-Ville. Entre ces étapes majeures, vous traverserez des paysages spectaculaires, notamment le col des Nuages qui offre des panoramas vertigineux sur la mer de Chine méridionale. Cette route combine harmonieusement patrimoine historique et beautés naturelles, tout en restant accessible aux voyageurs disposant d’un temps limité.
Intégration de la baie d’halong et des rizières en terrasses de sapa
Pour un circuit de deux semaines vraiment complet, l’intégration de la baie d’Halong constitue une priorité absolue. Cette merveille naturelle classée au patrimoine mondial de l’UNESCO mérite une croisière d’au moins une nuit à bord d’une jonque traditionnelle. Les 2 000 îlots karstiques émergeant des eaux émeraude créent un paysage d’une beauté surréaliste, particulièrement au lever et au coucher du soleil. Prévoyez trois jours au total depuis Hanoï : un jour de trajet aller, une nuit en croisière avec exploration des grottes et activités nautiques, puis ret
our en direction de la prochaine étape. Pour limiter les temps de route, beaucoup de voyageurs choisissent aujourd’hui la baie de Lan Ha ou la baie de Bai Tu Long, voisines moins fréquentées offrant des paysages similaires et un tourisme un peu plus préservé. Si vous manquez de temps, une croisière d’une seule nuit reste le meilleur compromis entre budget, logistique et qualité d’expérience.
Les rizières en terrasses de Sapa peuvent s’intégrer en début ou fin de séjour dans le Nord. Comptez au minimum deux jours sur place, idéalement trois si vous souhaitez faire des randonnées et dormir en homestay. En février-mars, les montagnes peuvent être brumeuses et fraîches, tandis qu’en septembre-octobre les rizières dorées offrent un spectacle exceptionnel, au prix d’une plus forte affluence. Pour un itinéraire de 2 semaines au Vietnam, il est souvent plus réaliste de choisir entre Sapa et une autre région de rizières, comme Pu Luong ou Mai Chau, plutôt que de vouloir tout cumuler.
Temps de transport entre étapes : vols domestiques vs train de nuit
Sur un voyage de 14 jours, la gestion des transports est déterminante. Entre Hanoï, Hué, Da Nang et Hô Chi Minh-Ville, deux grandes options s’offrent à vous : les vols domestiques et les trains de nuit. Les premières compagnies (Vietnam Airlines, VietJet Air, Bamboo Airways) proposent de nombreux vols quotidiens, avec des trajets d’environ 1 h à 1 h 30 entre les grandes villes. Cette solution vous fait gagner un temps précieux et reste très abordable si vous réservez quelques semaines à l’avance.
Le train de nuit sur la mythique ligne Hanoï – Hué – Da Nang – Saigon est une alternative plus lente, mais immersive. Vous voyagez généralement en couchette molle (4 personnes par compartiment) ou dure (6 personnes), dans une ambiance très locale. Comptez par exemple 13 à 14 heures entre Hanoï et Hué, soit une nuit complète passée à bord. Cette option permet d’économiser une nuit d’hôtel, mais elle est plus fatigante, notamment si vous enchaînez plusieurs longues liaisons. Pour un premier voyage au Vietnam en 2 semaines, beaucoup de voyageurs combinent un train de nuit emblématique avec un ou deux vols internes pour éviter l’épuisement.
Les trajets routiers complètent le puzzle. Hanoï – baie d’Halong se fait en 2 h 30 à 3 h via autoroute, tandis que Hoi An – Hué par le col des Nuages nécessite environ 3 heures avec arrêts panoramiques. Dans la mesure du possible, essayez de regrouper vos longs déplacements en soirée ou tôt le matin afin de préserver vos journées pour les visites. Gardez en tête que, même si les distances paraissent courtes sur la carte, les vitesses moyennes sont plus faibles qu’en Europe.
Alternatives incluant ninh binh et le parc national de phong Nha-Ke bang
Vous préférez les paysages karstiques et la nature aux grandes villes ? Dans un itinéraire de deux semaines au Vietnam, il est tout à fait possible d’intégrer Ninh Binh et Phong Nha-Ke Bang à la place de Sapa ou d’une étape balnéaire. Ninh Binh, souvent surnommée « la baie d’Halong terrestre », se situe à seulement 2 h de route au sud de Hanoï. Tam Coc et Trang An offrent des balades en barque au milieu des pics calcaires et des rizières, complétées par des randonnées vers des points de vue spectaculaires comme la grotte de Mua.
Plus au centre du pays, le parc national de Phong Nha-Ke Bang est un véritable paradis pour les amateurs de grottes et de jungle. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il abrite certaines des plus grandes cavités du monde, dont la fameuse Son Doong (soumise à des expéditions très encadrées et onéreuses). Pour un séjour classique, vous pouvez explorer la grotte de Phong Nha en barque, la grotte Paradise ou encore Dark Cave avec activités d’aventure. Depuis Hanoï, un train de nuit ou un bus couchette vous déposent à Đồng Hới, d’où il est facile de rejoindre Phong Nha en navette.
Un schéma courant consiste à descendre de Hanoï à Ninh Binh (2-3 jours), puis à poursuivre vers Phong Nha (2 jours) avant de gagner Hué. Ce tracé offre un bel équilibre entre paysages karstiques, nature préservée et patrimoine historique. La clé, encore une fois, est de limiter le nombre d’étapes : mieux vaut passer deux nuits pleines dans chaque région plutôt que de multiplier les sauts de puce et de passer votre séjour dans les transports.
Delta du mékong : exploration fluviale de cần thơ aux marchés flottants
Après l’effervescence de Hô Chi Minh-Ville, le delta du Mékong apparaît comme un changement de rythme bienvenu. Cette vaste région fluviale au sud du Vietnam forme un labyrinthe de bras de rivière, de canaux, de vergers et de villages ruraux. En deux ou trois jours, vous pourrez découvrir ses marchés flottants, ses ateliers artisanaux et la vie quotidienne des habitants, intimement liée à l’eau. Intégrer le delta dans un itinéraire Vietnam 2 semaines permet de conclure votre voyage sur une note douce et authentique.
Marché flottant de cái răng : meilleure période et accès nautique
Le marché flottant de Cái Răng, près de Cần Thơ, est l’un des plus célèbres du delta. Il se tient tous les jours à l’aube, lorsque les bateaux grossistes chargés de fruits et légumes convergent au milieu de la rivière Hau. Pour profiter vraiment de l’ambiance, il est conseillé de dormir à Cần Thơ la veille et de partir vers 5 h ou 5 h 30 du matin en petite embarcation. La plupart des guesthouses peuvent organiser la sortie avec un batelier local, souvent combinée avec une balade à travers les canaux secondaires et une escale chez un producteur de nouilles de riz ou de bonbons à la noix de coco.
La meilleure période pour visiter Cái Răng s’étend globalement de novembre à avril, durant la saison sèche, lorsque les conditions de navigation sont optimales et les pluies plus rares. En saison des pluies (mai–octobre), le marché fonctionne toujours, mais les averses peuvent être intenses, surtout en fin de journée. Quoi qu’il en soit, le pic d’activité se situe tôt le matin ; passé 8 h 30–9 h, le marché se vide progressivement. Pensez à emporter une veste légère ou un foulard, car la brise sur la rivière peut être fraîche à l’aube, même dans le Sud tropical.
Île de phú quốc versus ben tre pour une extension balnéaire
Vous hésitez entre Phú Quốc et une étape plus rurale dans le delta comme Bến Tre pour finir vos 2 semaines au Vietnam ? Les deux options répondent à des envies très différentes. Phú Quốc, grande île du golfe de Thaïlande, séduit par ses plages de sable blanc (Khem Beach, Sao Beach, Ong Lang), ses resorts confortables et une ambiance balnéaire assumée. C’est la destination idéale si vous rêvez de farniente, de snorkeling léger et de couchers de soleil les pieds dans le sable après un circuit bien rempli.
À l’inverse, Bến Tre est souvent appelée « le pays des cocotiers » et s’inscrit pleinement dans l’atmosphère du delta du Mékong authentique. Ici, pas de grandes plages mais des canaux ombragés, des fabriques familiales de bonbons à la noix de coco, des balades en sampan sous les palmiers d’eau et des nuits en homestay dans des maisons traditionnelles. Cette option convient particulièrement si vous souhaitez approfondir le volet culturel et rural de votre voyage plutôt que de viser une vraie parenthèse balnéaire.
En pratique, Phú Quốc est accessible par avion depuis Hô Chi Minh-Ville (environ 1 h de vol) ou par bateau depuis le continent. Bến Tre se rejoint en 2 à 3 heures de route depuis Saigon, souvent combinée avec des excursions vers Vĩnh Long ou Cần Thơ. Si votre itinéraire Vietnam 2 semaines est déjà très dense, gardez à l’esprit qu’un séjour de 2 ou 3 nuits à Phú Quốc nécessite du temps de transport supplémentaire ; Bến Tre ou Vĩnh Long sont alors des alternatives plus réalistes.
Randonnée cycliste dans les vergers de vĩnh long et sa đéc
Pour beaucoup de voyageurs, le delta du Mékong se découvre idéalement à vélo. Autour de Vĩnh Long ou de Sa Đéc, de petites routes secondaires serpentent entre les vergers de durians, de mangoustans ou de ramboutans, les canaux et les hameaux paisibles. Louer un vélo pour une demi-journée permet d’explorer ces campagnes à un rythme doux, en s’arrêtant dans les pagodes, marchés locaux ou ateliers d’artisanat (briques, nattes, fleurs ornementales).
Sa Đéc, moins connue que Cần Thơ, offre une atmosphère particulièrement charmante, avec ses vieilles maisons coloniales, ses temples chinois et ses jardins fleuris. C’est ici que se trouve la célèbre « maison de l’amant » rendue célèbre par le roman de Marguerite Duras. Autour de la ville, les chemins agricoles invitent à de jolies boucles cyclistes faciles, adaptées même aux familles. Comme souvent au Vietnam, la chaleur peut être intense en milieu de journée : prévoyez de partir tôt le matin ou en fin d’après-midi, avec casquette, crème solaire et suffisamment d’eau.
Si vous êtes peu à l’aise en autonomie, de nombreuses agences locales et homestays proposent des tours guidés en vélo incluant des arrêts chez l’habitant, des dégustations de fruits et parfois un repas cuisiné maison. C’est une excellente manière de soutenir directement l’économie locale tout en vivant des échanges authentiques, loin des circuits standardisés.
Patrimoine UNESCO et sites historiques incontournables
Un voyage de 2 semaines au Vietnam ne se limite pas aux paysages : c’est aussi une plongée dans une histoire millénaire, marquée par les royaumes chams, les dynasties impériales, la colonisation française et les conflits du XXe siècle. Le pays compte aujourd’hui huit sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont plusieurs sont facilement intégrés à un itinéraire Nord-Sud de 14 jours. Découvrir ces lieux permet de mieux comprendre l’identité vietnamienne, entre héritages asiatiques et influences extérieures.
Ancienne cité impériale de hué et tombeaux des empereurs nguyễn
Capitale des Nguyễn de 1802 à 1945, Hué abrite un ensemble de monuments impériaux exceptionnel, inscrit à l’UNESCO. La Cité impériale, inspirée de la Cité interdite de Pékin, se déploie sur plus de 520 hectares derrière ses imposants remparts. Pavillons, portes monumentales, temples et bassins se succèdent, certains minutieusement restaurés, d’autres encore marqués par les bombardements de la guerre. Prévoyez au moins une demi-journée pour en explorer les principaux secteurs, idéalement avec un audioguide ou un guide francophone pour donner du sens à la visite.
En dehors de la ville, les tombeaux impériaux de Minh Mạng, Tự Đức ou Khải Định méritent chacun une excursion dédiée. Chacun de ces mausolées reflète la personnalité et le règne de l’empereur, mêlant architecture traditionnelle vietnamienne, influences chinoises et, dans le cas de Khải Định, touches européennes Art nouveau. Une croisière sur la rivière des Parfums permet de combiner pagode Thiên Mụ et un ou deux tombeaux, tandis que la location d’un scooter ou d’une voiture avec chauffeur offre plus de flexibilité. Si votre planning est serré, concentrez-vous sur la Cité impériale et un seul tombeau, généralement Khải Định, pour son décor intérieur spectaculaire en mosaïques de porcelaine.
Vieille ville de hoi an : architecture shophouse et pont-pagode japonais
Inscrite au patrimoine mondial depuis 1999, la vieille ville de Hoi An est l’un des centres historiques les mieux préservés du Vietnam. Entre le XVe et le XIXe siècle, ce port prospère a attiré marchands chinois, japonais, hollandais et français, dont l’influence se retrouve encore dans l’architecture. Les shophouses aux façades jaunes, les maisons de congrégations chinoises richement décorées et les temples bouddhistes composent un décor presque théâtral, sublimé chaque soir par les centaines de lanternes multicolores.
Le pont-pagode japonais, symbole de la ville, relie deux quartiers historiques et témoigne de la présence d’une importante communauté nippone au XVIIe siècle. Pour profiter pleinement de Hoi An, prévoyez au minimum deux nuits et achetez le billet combiné qui donne accès à plusieurs monuments (maisons anciennes, temples, musées). Entre deux visites, vous pourrez participer à un atelier de fabrication de lanternes, faire confectionner des vêtements sur mesure ou vous rendre à vélo jusqu’aux rizières de Tra Que et à la plage d’An Bang.
Sanctuaire de mỹ sơn : vestiges chams du IVe au XIVe siècle
À environ 1 heure de route de Hoi An se trouve le sanctuaire de Mỹ Sơn, autre site classé à l’UNESCO. Niché dans une vallée entourée de montagnes, ce complexe religieux était le principal centre spirituel du royaume Champa, civilisation hindouiste qui domina le centre du Vietnam pendant plus de dix siècles. Les tours en brique dédiées à Shiva, aujourd’hui en ruine partielle, évoquent par certains aspects les temples d’Angkor, bien que l’ampleur du site soit moindre.
Une visite matinale permet d’éviter la chaleur et la foule, tout en profitant d’une lumière douce pour la photographie. Des panneaux explicatifs détaillent l’architecture cham, les influences indiennes et les destructions subies durant la guerre du Vietnam. Pour les passionnés d’histoire, un guide local est vivement recommandé : il aide à imaginer l’ampleur originelle du sanctuaire et à comprendre les liens entre les Chams et les royaumes voisins. Vous pouvez intégrer Mỹ Sơn dans votre itinéraire Vietnam 2 semaines sous forme de demi-journée depuis Hoi An, en tour organisé ou en scooter autonome.
Tunnels de củ chi et vestiges de la guerre du vietnam
Impossible d’évoquer les sites historiques incontournables au Vietnam sans parler des tunnels de Củ Chi, près de Hô Chi Minh-Ville. Ce réseau souterrain de plus de 200 kilomètres servait de base arrière aux combattants vietcongs pendant la guerre contre les États-Unis. Aujourd’hui, une partie des tunnels a été élargie et sécurisée pour la visite, permettant aux voyageurs de se glisser quelques mètres sous terre et de mesurer les conditions de vie éprouvantes de l’époque.
La visite inclut généralement une présentation audiovisuelle, la découverte de trappes camouflées, de systèmes de ventilation ingénieux et d’anciennes zones de vie reconstituées. Certains tronçons restent très étroits, ce qui peut être éprouvant si vous êtes claustrophobe. Au-delà de l’aspect spectaculaire, Củ Chi offre un éclairage précieux sur la stratégie de guérilla et les traumatismes laissés par le conflit. Combiné à une visite du Musée des vestiges de la guerre à Saigon, il permet de mieux appréhender un passé encore très présent dans la mémoire collective vietnamienne.
Gastronomie régionale : du phở hanoïen au bánh mì saïgonnais
Un circuit de 2 semaines au Vietnam est aussi un voyage culinaire à part entière. Du Nord au Sud, la cuisine évolue, reflétant les différences de climat, de produits disponibles et d’influences culturelles. À Hanoï, ne manquez pas le phở bò, soupe de nouilles au bœuf aux arômes subtils, souvent dégustée au petit-déjeuner sur de petits tabourets en plastique. Les grillades de porc bún chả, servies avec vermicelles, herbes fraîches et sauce légèrement sucrée, font aussi partie des incontournables.
Dans le Centre, autour de Hué et de Hoi An, les saveurs se font plus relevées et les portions souvent plus petites, héritage de la cuisine impériale. Goûtez au bún bò Huế, soupe épicée au bœuf et à la citronnelle, aux petites crêpes bánh bèo ou aux nouilles cao lầu typiques de Hoi An. Les marchés locaux sont un terrain de jeu idéal pour découvrir ces spécialités, tout comme les cours de cuisine qui commencent souvent par une visite guidée des étals.
Au Sud, autour de Saigon et du delta du Mékong, la cuisine devient plus généreuse, plus sucrée, influencée par l’abondance des fruits tropicaux et des herbes aromatiques. Le bánh mì saïgonnais, sandwich croustillant héritier de la baguette française, se décline en dizaines de versions avec pâté, porc grillé, omelette ou tofu. Les cafés glacés au lait concentré (cà phê sữa đá) et les cafés à l’œuf (cà phê trứng) à Hanoï feront le bonheur des amateurs de caféine. Si vous êtes végétarien, cherchez la mention chay sur les cartes : dans les grandes villes, de plus en plus de restaurants proposent des versions végétariennes des plats classiques, même si, dans les campagnes, il faudra parfois expliquer plus en détail vos restrictions.
Logistique pratique : visa électronique, monnaie đồng et transport interne
Une bonne préparation logistique est la clé pour profiter sereinement de votre voyage de 2 semaines au Vietnam. Heureusement, le pays a grandement simplifié ses procédures ces dernières années, notamment en matière de visa et de transport. Avec quelques démarches en amont et les bonnes applications sur votre téléphone, vous pourrez circuler facilement entre les principales régions sans perdre de temps.
E-visa 90 jours versus visa à l’arrivée pour ressortissants francophones
Depuis 2023, le Vietnam propose un e-visa de 90 jours à entrée simple ou multiple pour de nombreuses nationalités, dont les ressortissants français, belges, suisses et canadiens. Pour un séjour de 2 semaines au Vietnam, cette formule est généralement la plus pratique : vous remplissez un formulaire en ligne sur le site officiel, uploadez une photo d’identité, payez les frais (environ 25 USD) et recevez votre visa électronique par e-mail sous quelques jours. À l’arrivée, il suffit de présenter ce document imprimé ainsi que votre passeport valable au moins 6 mois après la date d’entrée.
Le visa à l’arrivée, autrefois répandu, est désormais moins utilisé, car il nécessite une lettre d’invitation préalable et un passage par un comptoir spécifique à l’aéroport, ce qui peut rallonger les formalités. Si votre nationalité bénéficie d’une exemption de visa pour des séjours courts (par exemple 45 jours pour les Français), vous pouvez aussi entrer sans e-visa et voyager librement dans ce délai. L’important est de vérifier les conditions en vigueur au moment de votre réservation, car la réglementation peut évoluer. Dans tous les cas, gardez une copie papier et numérique de votre visa ou de votre autorisation d’entrée.
Application grab et location de scooter semi-automatique honda
Sur place, la question des transports du quotidien se pose rapidement. Dans les grandes villes comme Hanoï, Da Nang ou Hô Chi Minh-Ville, l’application Grab s’impose aujourd’hui comme l’outil le plus simple pour commander un taxi ou une moto-taxi. Le prix est affiché à l’avance, vous évitez les négociations parfois fastidieuses, et le paiement peut se faire en espèces ou via l’application. Grab fonctionne un peu comme Uber, mais adapté au contexte vietnamien, avec des millions d’utilisateurs quotidiens.
En dehors des centres urbains, beaucoup de voyageurs optent pour la location de scooter, souvent un Honda semi-automatique de 110 ou 125 cm³. Cette option offre une grande liberté pour explorer les alentours de Hoi An, Ninh Binh ou Hué à votre rythme. Cependant, elle demande une réelle vigilance : la circulation vietnamienne obéit à ses propres codes, parfois déroutants, et un permis international valide pour la catégorie moto est théoriquement requis. En cas d’accident, rouler sans permis reconnu peut poser de sérieux problèmes avec l’assurance. Si vous n’êtes pas à l’aise au guidon, préférez une voiture avec chauffeur, un tour organisé ou, dans certains cas, un vélo pour les courtes distances.
Hébergement : homestay à mai châu versus hôtels boutique à đà lạt
Le Vietnam offre une large palette d’hébergements adaptés à tous les budgets, des dortoirs de backpackers aux resorts cinq étoiles. Pour un voyage de 2 semaines, alterner entre plusieurs types de logements enrichit l’expérience. À Mai Châu ou dans les villages de Pu Luong, dormir en homestay (chez l’habitant) dans une maison sur pilotis est l’occasion de partager le quotidien des familles locales, de déguster des repas préparés au feu de bois et de profiter de vues imprenables sur les rizières. Le confort peut être sommaire (matelas au sol, salle de bain partagée), mais l’accueil est généralement chaleureux et authentique.
À l’inverse, des villes comme Đà Lạt, Hoi An ou Ninh Binh ont vu fleurir une nouvelle génération d’hôtels boutique et de petites villas design, souvent tenus par de jeunes entrepreneurs vietnamiens. Chambres lumineuses, piscines sur le toit, décoration soignée et petits déjeuners généreux y sont la norme, pour un tarif encore très inférieur à celui d’hébergements équivalents en Europe. En combinant homestays ruraux et hôtels de charme urbains, vous bénéficiez à la fois de l’authenticité du Vietnam profond et du confort moderne lorsque vous en avez besoin.
Saisons climatiques : mousson et microclimates du tonkin à la cochinchine
Choisir quand partir au Vietnam est une question plus complexe qu’il n’y paraît, car le pays s’étend sur plus de 1 600 kilomètres du Nord au Sud et connaît plusieurs régimes climatiques. Globalement, on distingue trois grandes zones : le Nord (Tonkin), le Centre (Annam) et le Sud (Cochinchine), chacune avec ses spécificités. Comprendre ces microclimats vous aidera à optimiser votre itinéraire de 2 semaines et à éviter autant que possible les pluies diluviennes ou les fortes chaleurs.
Dans le Nord, autour de Hanoï, Sapa et la baie d’Halong, l’hiver (novembre–mars) peut être frais, voire froid en montagne, avec des températures qui descendent parfois sous les 10 °C à Ha Giang ou Sapa. La brume est fréquente, donnant une atmosphère mystérieuse mais pouvant voiler les paysages. Le printemps (avril–mai) et l’automne (septembre–octobre) sont souvent considérés comme les périodes idéales, avec des températures douces et un bon ensoleillement. C’est aussi à la fin de l’été que les rizières en terrasses du Nord prennent leur fameuse teinte dorée.
Le Centre connaît un climat plus capricieux. Hué et Hoi An subissent régulièrement des pluies intenses et des typhons entre septembre et novembre, pouvant provoquer des inondations temporaires, notamment à Hoi An. En revanche, de février à août, le temps y est généralement sec et ensoleillé, parfois très chaud en juillet-août. Enfin, le Sud (Saigon, delta du Mékong, Phú Quốc) bénéficie d’un climat tropical avec deux saisons marquées : une saison sèche de novembre à avril, idéale pour la plage et les excursions fluviales, et une saison des pluies de mai à octobre, avec des averses souvent spectaculaires mais brèves, surtout en fin de journée.
Si vous ne pouvez voyager qu’en été, ne renoncez pas pour autant à votre projet de circuit Vietnam 2 semaines. Pensez plutôt à ajuster votre itinéraire : privilégiez le Nord montagneux et le Sud, où les pluies sont fréquentes mais supportables, et envisagez de réduire le temps passé dans le Centre, plus exposé aux typhons à l’automne. Quelle que soit la période, prévoyez toujours une tenue de pluie légère, une petite laine pour les bus climatisés et, bien sûr, une bonne dose de flexibilité : comme souvent en Asie, c’est aussi la capacité à s’adapter à la météo qui fait le charme du voyage.